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    19 May

    Séance du 20 mai 2006

    Antibes-Cagnes / Vence

     

     

     

    Année 2005-2006

     

     


    IX ) 20 mai 2006 — l’exil

    L’instauration de la royauté a débouché sur l’établissement d’une dynastie, la dynastie de David.

    Autour de cette dynastie, se centralise l’Alliance, et ce qui va devenir son symbole : le Temple, construit par le fils de David, Salomon.

    1 Rois 6, 11-14 : « La parole du SEIGNEUR fut adressée à Salomon:
    12
    "Tu bâtis cette Maison! Mais si tu marches selon mes lois, si tu agis selon mes coutumes et si tu gardes tous mes commandements en marchant d’après eux, alors j’accomplirai ma parole à ton égard, celle que j’ai dite à David, ton père.
    13 Et je demeurerai au milieu des fils d’Israël et je n’abandonnerai pas mon peuple Israël."
    14
    Salomon bâtit la Maison et l’acheva. »

    C’est un temps de prospérité et de rayonnement, mais qui ne durera pas.

    *

    À la mort de Salomon, le Royaume est coupé en deux : le Royaume du Nord, nommé Israël, avec Samarie pour capitale, et le Royaume du Sud, nommé Juda, avec Jérusalem pour capitale.

    Puis la corruption se développe, affaiblissant les deux royaumes, jusqu’à leur chute.

    Samarie est prise en premier, et tombe en 722 av. JC, sous les coups des Assyriens. Les dix tribus qui composent le Royaume du Nord sont déportées, et de nouvelles populations sont implantées.

    En 586 av. JC, Jérusalem tombe à son tour, sous les coups des Babyloniens. Le peuple est emmené en captivité par Nebucadnetsar (Nabuchodonosor) dans une violence qui marquera les mémoires :

    Lamentations 1, 3 : « Sous l’humiliation, sous le poids de l’esclavage, la Judée va en déportation; elle, elle habite parmi les nations, elle ne trouve pas à s’établir. Tous ses persécuteurs la traquent dans des étranglements. »

    *


    Et comble de l’incompréhensible, le Temple que l’on croyait indestructible, que l’on pensait garanti par la promesse de Dieu, est détruit. Désormais, l’événement fera le cœur de la réflexion des prophètes : pourquoi ? Et l’on tentera de donner diverses réponses, jamais totalement satisfaisantes :

    *


    Depuis : « ce sont vos péchés qui vous éloignent de moi »… jusqu’à : « cela aurait-il un sens comme une mission ? »

    On ne peut que penser aussi au prophète, Ézéchiel (36:16-32), qui, face à un exil qu'il connaît comme châtiment, annonce que quelle que soit la faute du peuple, Dieu le ramène auprès de lui sans autre raison que la sainteté de son Nom :

    Ézéchiel 36, 20-21 : « dans toutes les nations où ils sont allés, le nom que je porte a été déshonoré par leur faute. On disait d’eux : C’était le peuple du Seigneur; ils ont dû quitter son pays. Alors j’ai souffert de ce que les nations étrangères méprisent le nom que je porte, par la faute des Israélites qui arrivaient chez elles. »

    Mais c'est bien au-delà de la question des causes morales de la douleur qu'il nous faut accéder. La racine en est ailleurs que dans un péché supposé. Pour Israël en exil, coupée de son Dieu, demeure quelque chose d’incompréhensible…


    On en appelle alors à l’Alliance de Dieu et à sa promesse :


    “Quand les montagnes s’effondreraient, dit Dieu,

    Quand les collines chancelleraient,

    Ma bonté pour toi ne faiblira point

    et mon alliance de paix ne sera pas ébranlée.

    Je t’aime d’un amour éternel,

    et je te garde ma miséricorde”.

    (Ésaïe 54,10)

    * * * * *


    Prochaines séances :

    3 juin – la promesse et le retour

    17 juin (sortie « Triangle »)




    06 May

    Séance du 6 mai 2006

     

     

    Antibes-Cagnes / Vence

     

     

     

    Année 2005-2006

     

     

     

    VIII )   6 mai 2006 — rois et prophètes

     

    L’entrée dans la Terre promise après l’Exode supposait une organisation de la Cité selon les Principes de la Loi de Liberté, la Loi de Dieu.

    Les choses ne se sont pas passées ainsi. On ne vit pas spontanément selon la Loi, mais selon ses propres désirs.

    C’était vrai à l’époque, mais pas seulement. Paul redira : « Vous avez été appelés à la liberté. Seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon les désirs de votre propre nature. Au contraire, laissez-vous guider par l’amour pour vous mettre au service les uns des autres.
    Car toute la loi se résume dans ce seul commandement: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." »
    (Galates 5, 13-14).

    Le livre des Juges, qui relate la période qui suit l’Exode se termine en ces termes : « À cette époque, il n’y avait pas de roi en Israël et chacun agissait comme il lui semblait bon. » (Juges 21, 25).


    Désemparé, le peuple va donc demander un roi au prophète Samuel. En ces termes :

    « Désigne donc un roi pour nous gouverner, comme cela se fait chez tous les autres peuples."
    Samuel fut très mécontent qu’ils aient demandé un roi et il se mit à prier le Seigneur.
    Le Seigneur lui répondit: "Écoute les Israélites, accepte leurs revendications. En effet, ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi! Ils ne veulent plus que je sois leur roi. »
    (1 Samuel 8, 5-7).


     

    *

     

    Ici apparaît l’opposition entre roi et prophètes, début d’une série de mises en garde :

    « Samuel rapporta les paroles du Seigneur à ceux qui lui avaient demandé un roi:
    "Sachez, leur dit-il, quels seront les droits du roi qui régnera sur vous: Il prendra parmi vos fils des soldats pour conduire ses chars de guerre, pour monter ses chevaux, ou pour courir devant son propre char;
    certains auront à commander un régiment ou une compagnie. Il en prendra d’autres pour labourer ses champs et rentrer ses moissons, ou pour lui fabriquer des armes et des équipements de chars. [etc.] »
    (1 Samuel 8, 10-12 [et suivants]).

    Bref, le roi mettra certainement de l’ordre, mais à quel prix !

     

    Le roi élu à cette époque, Saül, se révèlera bientôt comme n’étant pas à la hauteur et sera remplacé par un autre, David ; dont le fils Salomon verra bâtir le Temple de Dieu dans un Royaume pacifié…

    D’une institution jugée ambiguë, la royauté, Dieu fera sortir un bien, comme il l’avait fait avec l’exil en Égypte ; selon cette façon qu’a Dieu de procéder : « Vous aviez voulu me faire du mal, mais Dieu a voulu changer ce mal en bien » (Genèse 50, 20).


     

    *


    Le rôle des prophètes sera de lire les « signes des temps », ce que fait Dieu, le bien qu’il projette, la paix qu’il dessine, à travers les chemins ambigus des hommes.

    Et qu’au bout du compte Dieu soit reconnu comme la source de toute justice :

    « Si nous prétendons être sans fautes, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous.
    Mais si nous confessons nos fautes, nous pouvons avoir confiance en Dieu, car il est juste: il nous pardonnera et nous purifiera de tout mal »
    (1 Jean 1, 8-9).

     

    * * * * * *


    Prochaines séances :

    20 mai – l’exil

    3 juin – la promesse et le retour

    17 juin (sortie « Triangle »)

     

     

     

     

    02 May

    Prochain KT & concert finlandais

     
     
     
     
    N'oubliez pas :
     
     
    Prochain KT
     
     
     
    le 6 mai,
    16h 30 à Antibes
    – thème :  rois et prophètes
     
     
    Et n'oubliez pas le concert de la chorale d'enfants finlandais
    samedi 13 mai - même heure que le KT : 16 h 30