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    February 11

    Séance du 11 février 2006


    KT Antibes-Cagnes / Vence


    Année 2005-2006




    VI
    ) 11 février 2006 — la promesse et le Royaume


    Nous avons laissé le peuple des Hébreux, lors de notre dernière séance, au lendemain de sa sortie d’Égypte, de sa libération.
    Le chemin ne fait, alors, que commencer. La terre promise n’est pas atteinte. Le peuple sera voué à une longue errance au désert.

    C’est aussi l’image de notre attente du Royaume de Dieu — attente d’un temps de bonheur sans réserve.
    Qu’est-ce qui a empêché le peuple d’atteindre la terre promise ? Qu’est-ce qui nous empêche d’atteindre la plénitude du bonheur ?



    I. Le désert et l’attente de la réalisation de la promesse :


    Obstacles à la promesse :


    — 1. Sombrer dans la nostalgie de ce qu’on a laissé du temps de l’ancien esclavage :


    Exode 16, 2-4 & 14-15 :
    2 Dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël murmura contre Moïse et Aaron.
    3 Les fils d’Israël leur dirent: "Ah! si nous étions morts de la main du SEIGNEUR au pays d’Egypte, quand nous étions assis près du chaudron de viande, quand nous mangions du pain à satiété! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour laisser mourir de faim toute cette assemblée!"
    4 Le SEIGNEUR dit à Moïse: "Du haut du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. […]

    14 Alors, sur la surface du désert, il y avait quelque chose de fin, de crissant, quelque chose de fin tel du givre, sur la terre.
    15 Les fils d’Israël regardèrent et se dirent l’un à l’autre: "Mân hou?" (Qu’est-ce que c’est?), car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit: "C’est le pain que le SEIGNEUR vous donne à manger.

    Nombre 11, 18-20 :
    18 […] vous avez fait entendre cette plainte au SEIGNEUR: Qui nous donnera de la viande à manger? Nous étions si bien en Egypte! Le SEIGNEUR va donc vous donner de la viande, vous allez en manger;
    19 et vous n’en mangerez pas seulement un jour ou deux, ni même cinq, dix ou vingt;
    20 mais tout un mois, jusqu’à ce qu’elle vous sorte par les narines, jusqu’à ce que vous en ayez la nausée.
    Nombres 11:31 Un vent envoyé par le SEIGNEUR se leva; de la mer, il amena des cailles qu’il abattit sur le camp et tout autour.


    2. Ne pas observer la Loi donnée pour empêcher de retomber dans ce dont on a été libéré :


    Renaissance de l’idolâtrie :

    Exode 21, 18 – 22, 4 :
    21, 18 Lorsque Dieu eut terminé de s’entretenir avec Moïse sur le mont Sinaï, il lui remit les deux tablettes de pierre sur lesquelles il avait écrit lui-même les commandements.

    22, 1-4 :
    1 Lorsque les Israélites virent que Moïse tardait à redescendre de la montagne, ils se réunirent auprès d’Aaron et lui dirent: "Allons, fabrique-nous un dieu qui marche devant nous, car nous ne savons pas ce qui est arrivé à Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte."
    2 Aaron leur répondit: "Prenez les boucles d’or qui ornent les oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi."
    3 Tous les Israélites ôtèrent leurs boucles d’oreilles en or et les remirent à Aaron.
    4 Celui-ci les prit, les fit fondre, versa l’or dans un moule et fabriqua une statue de veau. Alors les Israélites s’écrièrent: "Voici notre Dieu, qui nous a fait sortir d’Égypte!"


    — 3. Ne pas croire à la possibilité de la réalisation de la promesse :


    Nombre 13, 17 – 14, 3 :

    13, 17-32 :
    17 Au moment d’envoyer [des explorateurs], Moïse leur dit: […]
    18 examinez la situation de la contrée. […]
    21 Ces hommes partirent donc du désert […] pour aller explorer le pays […]
    22 Ils pénétrèrent dans le pays par le sud […]
    23 Ils [y] ils coupèrent une branche de vigne portant une grappe de raisin. Ils la placèrent, avec des grenades et des figues, sur une sorte de brancard qu’ils portaient à deux. […]
    26 Ils revinrent auprès de Moïse, d’Aaron et de la communauté d’Israël […].
    27 Voici ce qu’ils racontèrent à Moïse: Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. C’est vraiment un pays qui regorge de lait et de miel. En voici quelques fruits.
    28 Seulement ceux qui l’habitent sont puissants, et les villes sont très grandes et bien fortifiées. Nous y avons même vu les descendants du géant Anac. […]
    31 […] Nous ne pouvons pas attaquer ces gens, ils sont bien plus forts que nous!
    32 Et ils commencèrent à dénigrer devant les Israélites le pays qu’ils avaient exploré. […]

    14, 1-3 :
    1 Toute la nuit les Israélites crièrent et pleurèrent.
    2 Ils protestaient contre Moïse et Aaron, leur disant: Ah, si seulement nous étions morts en Égypte, ou dans ce désert!
    3 Pourquoi le Seigneur nous conduit-il dans un tel pays? Nous y mourrons dans des combats, nos femmes et nos enfants feront partie du butin des vainqueurs. Ne vaudrait-il pas mieux pour nous retourner en Égypte?



    II. La faveur de Dieu et le Royaume promis :


    Le désert comme temps de formation et d’éducation — Osée 2:14 : « je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur.»


    — 1. Jusqu’à sa réalisation, le Royaume est promesse. Il ne se trouve pas dans la nostalgie de ce qui ne reviendra pas. La route du paradis perdu est à jamais fermée (Genèse 3:24). Quoi que ce soit qui ait été perdu : l’abondance de l’Égypte, le temps heureux de l’enfance, d’avant le déménagement, ou autre. La Promesse de Dieu est devant nous (Hébreux 11, 27 : «Par la foi, Moïse quitta l’Égypte sans craindre la colère du roi et, en homme qui voit celui qui est invisible, il tint ferme»).



    — 2. Nos désobéissances mêmes, signe de ce que nous sommes faibles, comme le peuple marchant au désert, éloignés du Royaume de Dieu, nous enseignent à demander le secours de Dieu. En nous disant l’Idéal, la Loi nous permet de découvrir combien nous en sommes éloignés : c’est « l’usage pédagogique de la Loi » (évoqué précédemment – p. 24) : la loi nous conduit à demander le secours de Dieu.


    — 3. Garder la foi, la confiance en Dieu. Hébreux 11, 1 : « Mettre sa foi en Dieu, c’est être sûr de ce que l’on espère, c’est être convaincu de la réalité de ce que l’on ne voit pas. »

    Actes 2:39 : « Car la promesse de Dieu a été faite pour vous et vos enfants, ainsi que pour tous ceux qui vivent au loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »






    January 28

    Séance du 28 janvier 2006


    KT Antibes-Cagnes / Vence


    Année 2005-2006



    V ) 28 janvier 2006 — la libération


    Le peuple est allé en Égypte comme peuple de réfugiés économiques — pressés par la famine : Genèse 47:4 - Les Israélites dirent au Pharaon : « La famine pèse si lourdement sur le pays de Canaan, qu’il n’y a plus de pâturages pour nos troupeaux. Nous sommes venus ici comme immigrés. Veuille nous accorder le droit de nous installer dans la région de Gochen. »

    Vient un changement de dynastie en Égypte : Exode 1:8 – « Un nouveau roi commença à régner sur l’Égypte, mais il ne savait rien de Joseph. »

    L’hospitalité traditionnelle est mise à mal. Les immigrés — les descendants de Jacob/Israël devenus nombreux font peur : Exode 1:9 – « Il dit à son peuple: "Voyez, les Israélites forment un peuple plus nombreux et plus fort que nous. »

    Au point que l’on ira jusqu’à tenter de les exterminer : Exode 1:22 – « Alors le Pharaon ordonna à tout son peuple: "Jetez dans le Nil tout garçon hébreu nouveau-né! Ne laissez en vie que les filles! »

    L’esclavage s’est développé : Exode 1:11 – « Les Égyptiens désignèrent alors des chefs de corvées pour accabler le peuple d’Israël en lui imposant de rudes travaux. C’est ainsi que les Israélites durent construire les villes de Pitom et Ramsès pour y entreposer les réserves du Pharaon. »

    Le temps de la libération approche : Exode 3:7 – Le Seigneur dit: « J’ai vu comment on maltraite mon peuple en Égypte; j’ai entendu les Israélites crier sous les coups de leurs oppresseurs. Oui, je connais leurs souffrances. »

    Dieu suscite un chef de file, Moïse — le buisson ardent : Exode 3:2 – « l’ange du Seigneur lui apparut dans une flamme, au milieu d’un buisson. Moïse aperçut en effet un buisson d’où sortaient des flammes, mais sans que le buisson lui-même brûle. »
    Exode 3:14 – « Dieu déclara à Moïse: "JE SUIS QUI JE SUIS. Voici donc ce que tu diras aux Israélites: JE SUIS m’a envoyé vers vous. »
    Exode 3:10 - « je t’envoie maintenant vers le Pharaon. Va, et fais sortir d’Égypte Israël, mon peuple. »

    Le pouvoir pharaonique craint pour ses intérêts et veut maintenir à tout prix l’esclavage : Exode 5:2 – « Le Pharaon répondit: "Qui est ce Seigneur à qui je devrais obéir en laissant partir les Israélites? Je ne le connais pas et je ne vous laisserai pas partir!" »

    La libération ne pourra donc pas faire l’économie de la violence : Exode 9:14 – « cette fois-ci, je suis décidé à infliger toutes sortes de fléaux à toi, à ton entourage et à ton peuple, afin que tu saches que personne sur terre n’est comparable à moi. »
    Exode 10:3 – « Moïse et Aaron allèrent trouver le Pharaon et lui dirent: "Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, te demande: Vas-tu longtemps encore refuser de te soumettre à moi? Laisse partir mon peuple, afin qu’il puisse me rendre un culte! »

    Et ouvre sur la liberté, par le don de la Loi : Exode 12:14 – « D’âge en âge vous commémorerez cet événement par une fête solennelle pour m’honorer, moi, le Seigneur: ce sera pour vous une règle irrévocable. »
    Exode 24:12 « Le Seigneur dit à Moïse: "Monte auprès de moi sur la montagne, et tiens-toi là. Je veux te donner les tablettes de pierre sur lesquelles j’ai écrit les commandements de la Loi, pour que tu les enseignes aux Israélites." »




    La Loi de Moïse et nous :

    Le Décalogue et les Droits de l’Homme


      • Le Décalogue (cf. Annexe 1)

    · « Décalogue » : le mot signifie « dix paroles ». Il est préférable à « dix commandements » puisque, contrairement aux neuf autres, la première parole : « Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai libéré de l’esclavage », n’est pas un commandement. Le Décalogue commence par une proclamation : Dieu donne la liberté au peuple qu’il s’est allié. C’est la part de Dieu dans le contrat de l’Alliance. La pratique des autres paroles est notre part.

    La liberté est donnée après la captivité. Elle met fin à une situation devenue insupportable, l’esclavage. La loi qui accompagne ce don de la liberté a pour fonction de nous éviter de retomber dans l’esclavage ou toute autre situation catastrophique.


      • La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (cf. Annexe 2)

    Le peuple français connaissait une situation d’oppression et d’arbitraire sous une royauté absolue. En 1789, la situation devient insupportable. Un sursaut y met fin. Pour garantir la liberté reçue, une loi est proclamée, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Proclamée « sous les auspices de l’Être suprême », elle est présentée sur l’image de tables semblables à celles qui représentent le Décalogue. Ce n’est pas par hasard : don de liberté, suivi d’une loi pour que l’acquis ne se perde pas.


      • La Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 (cf. Annexe 3)

    L’Europe, et à travers elle le monde, ont failli s’autodétruire. On a tenté d’exterminer un peuple. Le chaos semble avoir atteint un point de non-retour. Mais dans un sursaut, le monde reçoit à nouveau la liberté. Une loi est proclamée, une nouvelle déclaration de droits humains, universelle — c’est à dire valable pour tous les êtres humains. Même modèle dans les trois cas : chaos - libération - loi. Avec des éléments nouveaux soulignés face à de nouvelles menaces. Ici le refus du racisme, et le refus de l’oppression des femmes.


      • Actualité récente : la loi Taubira (Loi adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 6 avril 2000 sur la proposition de Mme Christiane Taubira, députée de Guyane) :

    Article 1 :

    « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité.»

     

     

    Les trois usages de la loi selon les Réformateurs

    · Usage politique : la loi pour organiser la Cité dans la liberté (aspect final de la séance d’aujourd’hui).

    · Usage pédagogique : la loi comme mesure du bien et du mal que nous sommes incapables de bien appliquer : de la sorte, la loi nous conduit à chercher notre justice en Christ, dans la grâce de Dieu, et non en nous-même.

    · Usage normatif : la loi est une norme de comportement.

    (Nous verrons ces deux derniers usages dans les séances suivantes).


     

     

     


     

    Séance du 28 janvier 2006 (annexe 1)

     

     

     

    Annexe 1 : Le Décalogue

     

      

    Exode 20:1-17 (TOB) :

     

    Et Dieu prononça toutes ces paroles: 

     

    1 (ou Préambule) - "C'est moi le SEIGNEUR, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude:

     

    2a (1) - Tu n'auras pas d'autres dieux face à moi.

     

    2b (2-1b) - Tu ne te feras pas d'idole, ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici-bas ou dans les eaux sous la terre.  Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car c'est moi le SEIGNEUR, ton Dieu, un Dieu jaloux, poursuivant la faute des pères chez les fils sur trois et quatre générations - s’ils me haïssent -  mais prouvant sa fidélité à des milliers de générations - si elles m'aiment et gardent mes commandements. 

     

    3 (2) - Tu ne prononceras pas à tort le nom du SEIGNEUR, ton Dieu, car le SEIGNEUR n'acquitte pas celui qui prononce son nom à tort. 

     

    4 (3) - Que du jour du sabbat on fasse un mémorial en le tenant pour sacré.  Tu travailleras six jours, faisant tout ton ouvrage,  mais le septième jour, c'est le sabbat du SEIGNEUR, ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, pas plus que ton serviteur, ta servante, tes bêtes ou l'émigré que tu as dans tes villes.  Car en six jours, le SEIGNEUR a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le SEIGNEUR a béni le jour du sabbat et l'a consacré. 

     

    5 (4) - Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que te donne le SEIGNEUR, ton Dieu. 

     

    6 (5) - Tu ne commettras pas de meurtre. 

     

    7 (6) - Tu ne commettras pas d'adultère. 

     

    8 (7) - Tu ne commettras pas de rapt. 

     

    9 (8) - Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain. 

     

    10 (9) - Tu n'auras pas de visées sur la maison de ton prochain. Tu n'auras de visées ni sur la femme de ton prochain, (10) ni sur son serviteur, sa servante, son bœuf ou son âne, ni sur rien qui appartienne à ton prochain."

     

     

     

    Deutéronome 5:1-21 (Segond révisée - Colombe) :

     

    Préambule - Moïse convoqua tout Israël et lui dit: Écoute, Israël, les prescriptions et les ordonnances que je proclame aujourd'hui à vos oreilles. Apprenez-les, observez-les pour les mettre en pratique.  L'Éternel, notre Dieu, a conclu avec nous une alliance à Horeb.  Ce n'est pas avec nos pères que l'Éternel a conclu cette alliance; c'est avec nous, qui sommes ici aujourd'hui, tous vivants.  L'Éternel vous parla face à face sur la montagne, du milieu du feu.  Et moi, je me tenais en ce temps-là entre l'Éternel et vous, pour vous annoncer la parole de l'Éternel; car vous aviez peur du feu et vous n'êtes pas montés sur la montagne. Il dit: 

     

    1 (ou Préambule suite) - Moi, je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. 

     

    2a (1) - Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. 

     

    2b (2-1b) - Tu ne te feras pas de statue, de représentation quelconque de ce qui est en haut dans les cieux, de ce qui est en bas sur la terre, de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre.  Tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne leur rendras pas de culte; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu'à la troisième et à la quatrième (génération) de ceux qui me haïssent,  et qui use de bienveillance jusqu'à mille (générations) envers ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements. 

     

    3 (2) - Tu ne prendras pas le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain; car l'Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain. 

     

    4 (3) - Observe le jour du sabbat, pour le sanctifier, comme l'Éternel, ton Dieu, te l'a commandé.  Tu travailleras six jours et tu feras tout ton ouvrage.  Mais le septième jour est le sabbat de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni tout ton bétail, ni l'étranger qui réside chez toi, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.  Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d'Égypte et que l'Éternel, ton Dieu, t'en a fait sortir à main forte et à bras étendu: c'est pourquoi l'Éternel, ton Dieu, t'a commandé de célébrer le jour du sabbat. 

     

    5 (4) - Honore ton père et ta mère, comme l'Éternel, ton Dieu, te l'a commandé, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux sur la terre que l'Éternel, ton Dieu, te donne. 

     

    6 (5) - Tu ne commettras pas de meurtre. 

     

    7 (6) - Tu ne commettras pas d'adultère. 

     

    8 (7) - Tu ne commettras pas de vol. 

     

    9 (8) - Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. 

     

    10 (9) - Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain; (10) tu ne désireras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain.

     

     

     

     

     

    Séance du 28 janvier 2006 (annexes 2 & 3)

     

     

     

    Annexe 2 : Déclaration des droits de l'homme

    et du citoyen - 26 août 1789 

     

     

     

    Préambule - Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

    En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen.

     

    Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

     

    Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

     

    Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

     

    Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

     

    Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

     

    Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

     

    Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

     

    Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

     

    Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

     

    Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

     

    Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

     

    Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

     

    Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

     

    Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

     

    Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

     

    Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

     

    Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

     

     

      ____________________________________________ 

     

     

     

     

    Annexe 3 : Déclaration universelle

    des Droits de l'homme de 1948*

     

     


    Préambule -
    Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

    Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

    Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

    Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

    Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

    Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

    Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

    L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction. 

     

    Article premier. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un es­prit de fraternité.

     

    Article 2. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

    De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

     

    Article 3. Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

     

    Article 4. Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

     

    Article 5. Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

     

    Article 6. Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

     

    Article 7. Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

     

    Article 8. Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

     

    Article 9. Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

     

    Article 10. Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

     

    Article 11. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été léga­lement établie au cours d'un procès public où toutes les garan­ties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

    Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était appli­cable au moment où l'acte délictueux a été commis.

     

    Article 12. Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

     

    Article 13. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État.

    Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

     

    Article 14. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

    Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réelle­ment fondées sur un crime de droit commun ou sur des agisse­ments contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

     

    Article 15. Tout individu a droit à une nationalité.

    Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

     

    Article 16. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

    Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consen­tement des futurs époux.

    La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'État.

     

    Article 17. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.

    Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

     

    Article 18. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

     

    Article 19. Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'ex­pression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

     

    Article 20. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

    Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

     

    Article 21. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

    Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

    La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnê­tes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

     

    Article 22. Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satis­faction des droits économiques, sociaux et culturels indispen­sables à sa dignité et au libre développement de sa personna­lité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

     

    Article 23. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

    Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

    Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

    Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

     

    Article 24. Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

     

    Article 25. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

    La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

     

    Article 26. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et pro­fessionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

    L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personna­lité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le dévelop­pement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

    Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éduca­tion à donner à leurs enfants.

     

    Article 27. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résul­tent.

    Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

     

    Article 28. Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

     

    Article 29. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

    Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

    Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

     

    Article 30. Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un grou­pement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

     

    *Adoptée par l´Assemblée générale dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948

    © ONU, Direction de la Communication

     

     

     

     

     

    January 19

    Prochaine séance - 28 janvier

     

     

     

    Prochaine séance KT :

     

    le samedi 28 janvier à Antibes,

     

    Culte à 17h45 — pour tous

     

     

     

    Programme du 2e trimestre :

     

    Autour de l’Exode

     

    (14 janvier – rencontre œcuménique à Vence)

    28 janvier – la libération

    11 février – la promesse et le Royaume

    4 mars (sortie « Triangle »)

    25 mars – la Loi

     

     

     

    January 11

    Rencontre du 14 janvier 2006

     

     

     

    Pour le 14 janvier 2006

     

     

    On se retrouve à 16h30 à la Cité Paroissiale catholique de Vence.

     

    -         Accueil (verre de l’amitié).

    -         Tous ensemble, nous apprenons le chant de l’Aumônerie catholique.

    -         Proposition de 3 ateliers avec un nombre de participants équilibré :

     

    1.                 Animé par la communauté réformée avec le pasteur - à la Cité Paroissiale.

    2.                Pour les plus jeunes, le texte de l’Apocalypse, puis les interventions à faire pendant la Célébration (cela remplace la prière d’action de grâce) animée par des animateurs 6ème – 5ème à la Cité Paroissiale.

    3.                 Un groupe de plus grands pour le jeu scénique et prière universelle à la Cathédrale.

     

    Nous nous retrouvons ensuite ensemble pour la Célébration à 18h.

     

     

     

     

     

    Cérémonie œcuménique Vence

    14 janvier 2006

     

    Anglicans - Catholiques - Réformés

     

    …afin que tous soient un

    ...that they may all be one

    Evangile selon Jean

     

     

     

    January 05

    Bonne année à tous

    De la part du pasteur,


    Meilleurs vœux

    pour une bonne année, à tous…

    catéchumènes, parents, parrains/marraines

    « Rassasie-nous dès le matin de ta bonté, Et nous serons joyeux en toutes nos journées » (Psaume 90, 14)

    December 10

    Séance du 10 décembre 2005

    Antibes-Cagnes / Vence 

    Veillée de Noël

    au temple d'Antibes

     Année 2005-2006

     

     

      

    IV )  10 décembre 2005 — Création et Incarnation

     

     

    Image de Dieu et Principe de la Création

     

    Nous terminions la séance précédente (la Création et l’être humain) avec la figure du Fils de l’Homme : « Alors vous verrez le signe du Fils de l’Homme qui est dans les cieux » (Matthieu ch. 24, v. 30) — ce Fils de l’Homme qui est au fondement de la Création, comme projet de Dieu, dévoilé dans le Christ ressuscité.

     

     

    Nous voici en présence d’une révélation issue tu tombeau vide du « premier né d’entre les morts » (Colossiens 1, 18) :

     

     

    Colossiens 1, 15-17 :

    15  Le Christ est l’image visible du Dieu invisible. Il est le Fils premier-né, supérieur à tout ce qui a été créé.

    16  Car c’est par lui que Dieu a tout créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, puissances spirituelles, dominations, autorités et pouvoirs. Dieu a tout créé par lui et pour lui.

    17  Il existait avant toutes choses, et c’est par lui qu’elles sont toutes maintenues à leur place.

     

    Le Christ préexistant. Ces quelques versets donnent un témoignage éloquent de cette certitude issue du dimanche de Pâques. Le Ressuscité précède le monde, au point que le monde est fondé en lui, pour lui.

     

    Ce que dit aussi l’Évangile de Jean, en termes de Logos, parole à l’origine du monde qui rejoint les « Dieu dit » (et cela fut) qui scandent le premier chapitre de la Genèse.

     

    Tout a été créé en Lui, il est l’image de Dieu selon laquelle sont faits les êtres humains et de qui tout tire son être, dans les cieux et sur la terre. Révélation éblouissante issue tu tombeau vide du « premier né d’entre les morts » (Colossiens 1, 18).

     

     

    Au commencement était la Parole

     

    Jean 1, 1-4

    1  Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà ; celui qui est la Parole était avec Dieu, et il était Dieu.

    Il était donc avec Dieu au commencement.

    3  Dieu a fait toutes choses par lui ; rien n’a été fait sans lui ;

    4  ce qui a été fait avait la vie en lui. Cette vie était la lumière des hommes.

     

    Si le Ressuscité est l’aboutissement de la Création, le dévoilement du projet créateur ; en lui est donc manifesté ce projet-même, l’idée de la Création, énoncée dans la parole créatrice de Genèse 1 — rappelez-vous : « Dieu dit » (et cela fut)…

     

    En lui est dévoilé le mystère de cette Parole-même. Ce qui était opaque s’éclaire en lui : il est la lumière des origines. La lumière-même en laquelle nous avons été faits.

     

    C’est cela que nous célébrons à Noël, fête de l’Incarnation, fête de la lumière venant dans le monde. Le projet initial devenant le « Fils de l’Homme » en cet enfant qui trouvera son accomplissement au dimanche de Pâques — et qui nous donnera notre accomplissement au dimanche de Pâques.

     

     

    Incarnation, Création et entrée dans l’Histoire

     

    « La Parole a été faite chair ("est devenue un homme" selon la Bible en français courant), et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1, 14). C’est de ce verset que vient le terme « incarnation » : venu dans la chair. Celui qui est le Principe de la Création est devenu un être humain.

     

    Là commence, où recommence, l’Histoire. Là commence une Histoire nouvelle. Ce pourquoi l’Église a appris à dater l’Histoire de cette naissance.

     

     

    Incarnation, Création et Création nouvelle

     

    Comparez le chapitre 1 de l’Évangile de Jean, et les chapitres 1 à 2 v. 7 de la Genèse — Création et nouvelle Création.

     

     

    — Repérez les mots : parole (dire), lumière, vie, homme (chair).

    — Repérez en quoi l’Évangile de Jean indique que « la Parole venue en chair » est le Principe de la Création.

    — Quelle est l’implication de ce qu’il entre lui-même dans la Création en devenant un être humain ?

    — Quelle est notre part dans ce projet (cf. Jean 1, 12) ?

     

     

    En la Parole faite chair, devenue un être humain, se manifeste le projet de la Création, Parole, lumière et vie. C’est une Histoire en forme de sortie des ténèbres à laquelle sont appelés les êtres humains en vue de l’aboutissement du projet dévoilé dans le
    Ressuscité.

     

     

     

     

    November 05

    Séance du 5 novembre 2005

     

    Antibes-Cagnes / Vence

     

     

     

     

    Année 2005-2006

     

     

     

    III )   5 novembre 2005 — la Création et l’être humain

     

     

          Être humain et Shabbat

     

            — « Très bon »

    Genèse ch. 1, v. 31 : Dieu constata que tout ce qu’il avait fait était une très bonne chose. Le soir vint, puis le matin; ce fut la sixième journée.

     

    — La grâce du repos en Dieu

    Genèse ch. 2, v. 1-3 :

    1  Ainsi furent achevés le ciel, la terre et tout ce qu’ils contiennent.

    2  Dieu, après avoir achevé son œuvre, se reposa le septième jour de tout son travail.

    3  Il fit de ce septième jour un jour béni, un jour qui lui est réservé, car il s’y reposa de tout son travail de Créateur.

     

     

         Être humain et projet : auxiliaire de Dieu

     

            — Homme et femme

    Genèse ch. 1, v. 26-28 :

    26  Dieu dit enfin: "Faisons les êtres humains; qu’ils soient comme une image de nous, une image vraiment ressemblante ! […]"

    27  Dieu créa les êtres humains comme une image de lui-même; il les créa homme et femme.

    28  Puis il les bénit en leur disant: "Ayez des enfants, devenez nombreux, peuplez toute la terre et dominez-la […]"

     

            — Loi et rencontre

    Genèse ch. 2, v. 18 & v. 21-24 :

    18  Le Seigneur Dieu se dit: "Il n’est pas bon que l’être humain soit seul. Je vais le secourir en lui faisant une sorte de partenaire."

    […]

    21  Alors le Seigneur Dieu fit tomber l’homme dans un profond sommeil. Il lui prit un côté et referma la chair à sa place.

    22  Avec ce côté, le Seigneur fit une femme et la conduisit à l’homme.

    23  En la voyant celui-ci s’écria: "Ah! Cette fois, voici quelqu’un qui est plus que tout autre du même sang que moi! On la nommera compagne de l’homme, car c’est de son compagnon qu’elle fut tirée."

    24  C’est pourquoi l’homme quittera père et mère pour s’attacher à sa femme, et ils deviendront tous deux un seul être.

     

    Genèse ch. 12, v.1 : « Le Seigneur dit à Abram: "Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai. »

    1 Corinthiens ch. 3, v.9 :
    « nous sommes coopérateurs de Dieu ».

     

         Le cheminement : du projet au Shabbat

     

            — Retour à Dieu

    Genèse ch. 2, v. 18 : « Il n’est pas bon que l’être humain soit seul. »

    Genèse ch. 2, v. 24 : « l’homme quittera père et mère pour […], et ils deviendront […] un seul être »

    Genèse ch. 12, v.1 : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va ».

     

            — Temps de grâce

    1 Corinthiens ch. 15, v. 24-28 :

    « 24  arrivera la fin: le Christ détruira toute autorité, tout pouvoir et toute puissance […],
    et il remettra le Royaume à Dieu le Père. […]

    26  Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. […]

    28  […] afin que Dieu soit tout en tous

    Genèse ch. 2, v. 3 : « Il fit de ce septième jour un jour béni, un jour qui lui est réservé, car il s’y reposa ».

     

    Luc ch. 4, v. 18-19 :

    18  « L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a consacré pour apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers et le don de la vue aux aveugles, pour libérer les opprimés,

    19  pour annoncer (l’an de grâce) l’année où le Seigneur manifestera sa faveur. »

     

     

         Le Fils de l’Homme

    Matthieu ch. 24, v. 30 : « Alors vous verrez le signe du Fils de l’Homme qui est dans les cieux »


    *  *  *

     

    Questions :

     

    — Dieu acheva la Création et vit que c’était« une très bonne chose »

    — Puis - le monde est fait - il dit : « Il n’est pas bon » (que l’homme soit seul).

     

    Bon ou pas bon ?
    Ou : qu’est-ce qui n’est pas bon ?

     

    *

     

    — « Dieu, après avoir achevé son œuvre, se reposa le septième jour de tout son travail. Il fit de ce septième jour un jour béni »

    — Marc ch. 2, v.27 : « Le shabbath a été fait pour l’homme et non l’homme pour le shabbath. »

     

    L’homme ou le shabbath achève la Création ?
    Ou : jusqu’au shabbath, la Création est-elle achevée ?
    En attendant : bon ou pas bon ?

     

    *

     

    — « Dieu créa les êtres humains comme une image de lui-même; il les créa homme et femme. »  (Genèse 1)

    «  Va vers où je te montrerai » (Genèse 12)

    — Zacharie 1:3  (1-2) : « revenez à moi, le Seigneur, et je reviendrai à vous, je vous le promets. »

     

    Y a-t-il image de Dieu en l’être humain tout seul ?
    Ou : l’image de Dieu est-elle en rapport avec la rencontre ?

     

    Quelle est la rencontre finale à laquelle nous sommes promis ?

     

     

    En résumé…

    Nous voilà avec un être humain qui couronne la Création qui se clôt par le repos.

     

    Et voilà un repos qui semble n’être pas encore atteint, en tout cas pour les êtres humains (Héb 4, 1 : « Dieu nous a laissé la promesse que nous pourrons entrer dans le repos qu’il nous a préparé »).

     

    En attendant, nous sommes en chemin. Un chemin où on quitte ce d’où on vient, pour aller à la rencontre — de ce qui est différent de nous, différent de ce d’où on vient : l’autre sexe, l’autre lieu, l’autre temps, celui qui est Autre (Dieu).

     

    Cette rencontre suppose un envoi — on n’y va pas spontanément : on a tendance à rester. Cet envoi est une parole de loi : quitte et va. Une loi en « quitte et va », qui se décline sous différents angles (ou commandements négatifs : ne pas — « tu ne resteras pas », et positifs — « tu iras »). Chaque accomplissement est un pas, un moment de coopération des hommes, sur la route du projet, donné comme grâce, de Dieu créant le monde.

     

    L’aboutissement est la rencontre du « Fils de l’Homme » où Dieu nous précède, Dieu rencontrant l’homme, l’homme à son image rencontrant Dieu — ce Fils de l’Homme qui est au fondement de la Création, comme projet de Dieu, dévoilé dans le Christ ressuscité.

     

     

     

    (Annexe - à titre d'info pour ceux que ça intéresse : l’évolution humaine. Cf. par ex. : http://loic.hibon.free.fr/evolufrm.html ; http://www.inrp.fr/Acces/biotic/evolut/homme/html/lignhom.htm)

     

     

     

     

     

     

    November 01

    Sortie du 19 novembre

    Antibes le 31 octobre 2005

     

    Les pasteurs et catéchètes du "Triangle"
    Antibes/Vence, Cannes, Grasse,

    aux catéchumènes et à leurs parents

     

     

    NOUS ORGANISONS CETTE ANNÉE UNE SORTIE PAR TRIMESTRE AU NIVEAU DU TRIANGLE. NOTRE PREMIÈRE SORTIE NOUS CONDUIRA À LA VISITE D’UNE EXPOSITION SUR L’ÉGYPTE À NICE - CIMIEZ

    LE SAMEDI 19 NOVEMBRE.

    RENDEZ-VOUS À 15H
    à l'entrée du musée, devant la porte des Arènes de Cimiez.

    Plan sur le site suivant : http://www.plan-nice.org/swf_map.php?x=-4373.95&y=-
    3787.35&cmd=index,index/MUSEES;movie,maphoto.swf?
    photo=PHOTOS/culture/musee_archeo.jpg

    LA FIN DE LA RENCONTRE À 18H.

     

    CHAQUE PAROISSE ORGANISE SON MODE DE TRANSPORT À L’ALLER ET AU RETOUR. EMPORTER SON GOÛTER.

     

    Musée et site archéologiques de Cimiez
    160, avenue des Arènes - 06100 Nice
    Tél : (+33) (0)4 93 81 59 57
    — Fax : (+33) (0)4 93 81 08 00

    Entrée : 4 € / réduit 2,50 € pour les groupes accompagnés dont le nombre est > à 15 personnes.

    De la nature à l’art
    Histoire de pierres, d’animaux et de plantes dans la vallée du Nil

    Réalisée par le musée égyptien et le musée des sciences naturelles de Turin, cette exposition propose un parcours interdisciplinaire visant à illustrer les liens profonds entre les hommes et la nature ; liens qui ont caractérisé l’évolution de la civilisation égyptienne, entre désert et Nil.
    Il s’agit d’une initiative originale, par son approche inédite de l’Égypte antique, traditionnellement abordée sous un angle archéologique.
    Cette exposition se propose d’aller bien plus loin et d’offrir une lecture de l’Égypte alliant l’archéologie au naturalisme.
    Loin de l’image trop fréquente d’une Égypte pharaonique faite de pierres ensablées et de chairs momifiées, De la nature à l’art conduit ainsi le visiteur dans une Égypte très vivante.

    L’itinéraire se découpe en six étapes :

    - Habitat nilotique et redécouverte de l’Égypte antique
    - Des millions d’années avant les pharaons
    - Entre crocodiles et scarabées
    - Dans un écrin de papyrus et de palmiers
    - Nature utile, nature sacrée et nature éternelle
    - Les croyances égyptiennes hors d’Egypte

    Cf. : http://www.nice.fr/mairie_nice_5832.html

     

    ……………………………………………………………………………………………………………

     

    Je soussigné(e)........…………………autorise mon enfant……………………............
    à  participer à la sortie organisée le samedi 19 novembre au musée de.…………...........
    par les paroisses du « triangle ».
    En cas  d'urgence je suis joignable au n° suivant….................................................……

     

     

    Signature

     

     

     

     

     

     

    October 22

    Séance du 22 octobre 2005

    KT - Antibes-Cagnes / Vence

     

     

    Année 2005-2006

     

     

    II )   22 octobre 2005 — la Création et le mal

     

     

     

    Introduction : Pourquoi le mal !?


    Luc 13, 1-5
    1  En ce temps-là, quelques personnes vinrent raconter à Jésus comment Pilate avait fait tuer des Galiléens au moment où ils offraient des sacrifices à Dieu.
    2  Jésus leur répondit: "Pensez-vous que si ces Galiléens ont été ainsi massacrés, cela signifie qu’ils étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens?
    3  Non, vous dis-je; mais si vous ne changez pas de comportement, vous mourrez tous comme eux.
    4  Et ces dix-huit personnes que la tour de Siloé a écrasées en s’écroulant, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?
    5  Non, vous dis-je; mais si vous ne changez pas de comportement, vous mourrez tous comme eux."


    S’il est une douleur remarquable, c’est celle que l’on rajoute à la douleur de victimes « qui ne l’auraient pas volé ». L’insinuation est classique. Elle est dénoncée par la Bible on ne peut plus clairement dans le livre de Job.


    Mais les lecteurs de la Bible — que nous sommes — sont parfois longs à entendre ce genre de dénonciations de la tentation redoutable de trouver des réponses aux « pourquoi ? » du mal qui nous assaille.


    De là à glisser à un discret et insinuant : « et si — au moins ceux, celui ou celle, à qui je pense — ne l’avaient finalement pas volé ? »... Tentation scandaleuse que dénonce ici Jésus : il n’y a pas de raisons à trouver au mal qui s’abat — en un monde où nous sommes tous en permanence menacés de périr — « de la même manière ».


    Il n’y a, hélas, qu’à le constater et le déplorer, pour si possible, lutter contre. Et cela tout d’abord, du fond du désespoir où il plonge, en requerrant de Dieu un rayon d’espérance. Alors, « convertissez-vous », c’est-à-dire tournez-vous vers Dieu, de qui seul rayonne la lumière.


    « Rends-moi justice, SEIGNEUR, car ma conduite est intègre et j’ai compté sur le SEIGNEUR sans fléchir » (Psaume 26, 1). —
    http://rolpoup.monblogue.com/main.php/2005/10/03

     

     

     

     

    *  *  *

     

    Le mal : présent dans la nature ?

     

    Genèse 1, 1-2

    « 1  Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
    2  La terre était sans forme et vide, et l’obscurité couvrait l’océan primitif. »

     

    Genèse 3, 1

    « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que le Seigneur avait faits. »

     

     

    Le mal commis par des hommes

     

    Genèse 4, 3-8

    « 3  Au bout d’un certain temps, Caïn apporta des produits de la terre en offrande pour le Seigneur.

    4  Abel, de son côté, apporta en sacrifice des agneaux premiers-nés de son troupeau, dont il offrit au Seigneur les meilleurs morceaux. Le Seigneur accueillit favorablement Abel et son offrande,

    5  mais non pas Caïn et son offrande. Caïn en éprouva un profond dépit; il faisait triste mine.

    6  Le Seigneur lui dit: "A quoi bon te fâcher et faire si triste mine?

    7  Si tu réagis comme il faut, tu reprendras le dessus; sinon, le péché est comme un monstre tapi à ta porte. Il désire te dominer, mais c’est à toi d’en être le maître."

    8  Cependant Caïn dit à son frère: "Sortons." Quand ils furent dehors, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua. »

     

    Genèse 6, 5-6 

    « 5  Le Seigneur vit que les hommes étaient de plus en plus malfaisants dans le monde, et que les penchants de leur cœur les portaient de façon constante et radicale vers le mal.

    6  Il en fut attristé et regretta d’avoir fait des hommes sur la terre. »


     

    *  *  *

     

    Si Dieu, qui est bon, a créé toutes choses, et constaté que « cela était bon », d’où vient donc le mal ?

     

    En général, on répond : le mal est le résultat d’une « chute » originelle.

     

    Celle de l’homme ? — faisant un mauvais usage de sa liberté…

     

    Mais le serpent alors ? Ne vient-il pas avant ? Où l’on répond parfois par la chute de « Lucifer », un bon ange devenu mauvais, devenu alors le satan, ou le diable. (Ésaïe 14, 12 : « Comment est-ce possible ? Te voilà tombé du haut du ciel, toi l’astre brillant du matin ! » — en latin dans la traduction intitulée la Vulgate : « quomodo cecidisti de caelo lucifer ».)

     

    Mais, que ce soit l’homme ou un ange, où a t-il trouvé l’idée de faire le mal ?

     

     

    *  *  *

     

     

    Ces questions en posent d’autres :

     

    Qu’est-ce que le mal ?

     

    — Est-ce le mal que l’on fait, nous les êtres humains ? 
         — le mal moral, donc.

     

    — Ou est-ce le mal qui n’a pas de cause morale, comme les tremblements de terre et les catastrophes naturelles, ou les morts accidentelles ou par maladie et leur cortège de souffrance ?

     

    Le point commun est la souffrance causée.

     

    Le mal « moral », c’est à dire quand on fait le mal, fait souffrir, tôt ou tard, soi ou son prochain. C’est l’affaire de Caïn et Abel.

     

    C’est ce qui atteint son comble dans les violences et crimes de guerre ou le terrorisme et les crimes contre l’humanité. C’est le fait des hommes.

     

    Mais le mal ne se limite pas à cela.

     

    *  *  *

     

    Où revient la question : et Dieu dans tout ça ? N’a t-il pas créé le monde bon ?

     

    Le tohu-bohu (mot hébreu passé dans le français) de Genèse 1 v. 2 (traduit par « sans forme et vide ») précède la venue de l’homme. Ainsi que des catastrophes naturelles causant, par exemple, la souffrance des animaux. Que ce soient des tremblements de terre, des chutes de météorites, etc.

     

    Tsimtsoum ! Un rabbin du XVIe siècle a tenté une explication pour expliquer ce mal incompréhensible que fut pour lui l’expulsion des juifs d’Espagne : le mal viendrait de l’absence de Dieu. Dieu, qui est partout, s’est en quelque sorte « rétracté », retiré, pour laisser un espace où le monde puisse prendre place — une contraction, en hébreu : « tsimtsoum ». En ce vide, où Dieu n’est pas, le monde peut prendre place, mais aussi le mal que Dieu seul pourrait empêcher !

     

    La création présenterait donc un risque, nécessaire pour que nous puissions être. La pente naturelle — l’aspiration du gouffre, de ce vide où Dieu n’est pas — tend à glisser vers le mal, comme vers un « trou noir ». La nature est attirée, au risque de se détruite (les catastrophes naturelles en sont le résultat). Les hommes aussi sont attirés : la tentation de mal faire, de faire le mal.


    Alors Jésus nous apprend à prier : « ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. »

     

    *  *  *

     

    Ainsi les êtres humains auraient pour tâche d’être comme des auxiliaires de Dieu pour faire réussir le monde.

     

    Et voilà Dieu "agacé" quand c’est l’inverse qui se produit : « Il en fut attristé et regretta d’avoir fait des hommes sur la terre », selon la Genèse, avant le déluge.

     

    *  *  *

     

    Alors il lance à nouveau son appel : tournez-vous vers moi, la source du bien, pour lutter contre le mal — par la mise en œuvre de la justice.

     

    Nous voilà appelés à ramener le monde à Dieu, à y semer des germes de bien, de bonté et de beauté — par nos prières et par nos actes. Dans nos prières où se préparent nos actes. C’est ce que nous allons faire au culte.

     

    « Oui, je vous avertis solennellement aujourd’hui, le ciel et la terre m’en sont témoins : je place devant vous la vie et la bénédiction d’une part, la mort et la malédiction d’autre part. Choisissez donc la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants. » (Deutéronome 30, 19)

     

    cela ne fait pas disparaître le mal en un clin d’œil, on le sait bien, mais nous inscrit sur le chemin de la promesse de Dieu : 

     

    « Il supprimera la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages. »

    (Ésaïe 25, 8)

     

     

     

     

    Séance du 8 octobre 2005

    KT - Antibes-Cagnes / Vence

     

     

     

    Année 2005-2006

     

    Nous cheminerons cette année, comme avec Israël dans la Bible hébraïque, à la découverte du Dieu Père — jusqu’à son annonce en Jésus-Christ.

    « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. »

      

     

    I )   8 octobre — la Création

     

     

    Genèse ch. 1, v.1 – ch. 2, v.3

     

    1) « Au commencement »

    Que signifie ce : « au commencement, Dieu créa… » (v.1) ? Au commencement ? Quand est-ce ? Au commencement de quoi ?

     

    2) La Parole

    « Dieu dit » (v.3, v.6, v.9, etc.) : "que cela soit", et cela est. Oui, mais alors, comment Dieu crée-t-il ?

     

    3) La lumière

    « Dieu dit : "que la lumière paraisse", et la lumière parut […] ; ce fut la première journée » (v. 3-5).

    « Dieu fit […] les deux principales sources de lumière : […] le soleil, […] la lune […] et il ajouta les étoiles. […] ; ce fut la quatrième journée » (v. 16-19).

    Dieu a-t-il créé la lumière le premier jour ou le quatrième jour ?


     

    1) « Au commencement »

     

    Le christianisme date le temps à partir de la naissance de Jésus-Christ : nous sommes en 2005 après Jésus-Christ.

    Le judaïsme, à la lecture la Genèse, date le temps à partir de la Création du monde : depuis ce 4 octobre 2005, nous sommes en l’an 5766.

    La science contemporaine nous dit que le « big-bang », au début de l’univers, a eu lieu il y a 13 milliards et demi d’années !

    2005 ans selon la datation chrétienne, 5766 ans selon la Bible, ou 13,5 milliards d’années selon la science ?

    *

    En fait, « au commencement » ne signifie pas nécessairement « au début du temps », mais à la fois : « à un moment donné » et « en-tête », c’est-à-dire « au principe ».

    Dieu est le principe, ou la tête, ou la racine, de toutes choses — et il est en dehors du temps. C’est comme tel qu’il pose le monde et le temps.

    Et c’est dans le temps que la Genèse pose le monde comme « à un moment donné ».

    Voilà donc le monde — fondé en dehors du temps — posé à un moment donné, il y 5766 ans, départ de l’histoire biblique. Ce monde est posé, à ce moment donné, avec sa préhistoire, comme une sédimentation, qui aurait 13,5 milliards d’années.

    On peut observer la trace de cette sédimentation dans les strates géologiques, dans les fossiles — des ammonites aux dinosaures. Les astrophysiciens, eux, nous parlent de « rayonnement fossile », capté par nos radiotélescopes, émis par des astres disparus depuis des milliards d’années.

    Dieu est à l’origine, éternellement, de toutes choses, et les choses nous apparaissent comme posées à un moment donné.

     

     

    2) La Parole

     

    « Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà. […] Dieu a fait toutes choses par cette Parole » (Jean ch. 1, v.1-3).

    Ainsi commence l’Évangile de Jean. Il s’agit d’un véritable commentaire du début de la Genèse. « Au commencement » y signifie précisément « au principe », « en principe ».

    Et la Parole de Dieu, l’idée de Dieu exprimée, est le principe de la Création. Dieu crée par la Parole : quand Dieu dit, quand Dieu ordonne, la chose est.

    Dans la Genèse, la lumière, le ciel, la terre, les eaux, la végétation, toutes les créatures animales… sont l’effet de cette Parole de Dieu. Il suffit que Dieu ordonne, que Dieu parle, et ce qu’il nomme existe.

    L’Évangile de Jean poursuit : « ce qui a été fait avait la vie en cette Parole. Cette vie était la lumière des hommes » (ch.1, v.4).

     

     

    3) La lumière

     

    Dieu a-t-il créé la lumière le premier jour ou le quatrième jour ? Le premier jour, il sépare la lumière d’avec les ténèbres (Genèse 1, v.3).

    L’Évangile de Jean parle de cette lumière qui est la vie produite par la parole de Dieu. Une lumière qui précède celle qu’émet le soleil, qui est créé plus tard, selon la Genèse.

    Il y a donc une lumière naturelle, celle du soleil, et une lumière d’un autre ordre, celle de la Parole, de l’idée exprimée, de la pensée exprimée. Un peu comme celle que les bandes dessinées représentent par une lampe qui s’éclaire au-dessus la tête de quelqu’un qui a une idée. Dieu pense le monde, le dit, et il est, déjà lumineux de la seule Parole de Dieu.

     

     

    En guise de résumé

     

    Question : quand commence mon histoire personnelle ?

     

    a —  Quand on m’a donné un nom.

     

    b —  À ma naissance.

     

    c —  À mon premier souvenir.

     

     

     

    Réponse :

     

    c      c —  Comme récit personnel, mon histoire commence à mon premier souvenir : pour avant, je ne fais que croire ce que l’on m’a dit, un récit collectif, familial !
         (= « au commencement » — un récit collectif, celui d’un peuple ; avant quoi on parle de pré-histoire.)

     

    a — a —  La parole qui m’a fait être est celle par laquelle on me parle, on me reconnaît, on me donne un nom, une parole que je crois
         (= la Parole // « Dieu dit » et le monde est.)

     

    b — b — À ma naissance, je viens à la lumière du jour.
         (= la lumière // « la vie était la lumière des hommes ».) 

     

     

     

    October 21

    Dates KT 2005-2006

    KT - Antibes-Cagnes / Vence

     

     

     

    Année 2005-2006

     

    Le catéchisme est à présent organisé par paroisse, avec une rencontre (une sortie) du « Triangle » (Antibes/Vence, Cannes, Grasse) par trimestre. Les rencontres « ordinaires » ont lieu au rythme approximatif de deux samedis après-midi par mois. Le système des parrains/marraines est maintenu. Le catéchisme a lieu au temple d’Antibes (sauf le 14 janvier à Vence, rencontre œcuménique dans le cadre de la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens). Le rendez-vous est à 16h 30. Le catéchisme se termine par un culte dans le temple.

    Le thème du catéchisme, l’enseignement chrétien, se fera tout simplement autour du Credo, à partir duquel on abordera des questions diverses (année A : le Père ; année B : le Fils ; année C : l’Esprit saint ; année D : la vie chrétienne dans l’Église et la société).

     

    Programme et dates des rencontres de cette année :

     

    1er trimestre :

    8 octobre – la création

    22 octobre – la création et le mal

    5 novembre – la création et l’être humain

    19 novembre (sortie « Triangle »)

    10 décembre – Création et Incarnation

     

    2e trimestre :

    14 janvier – rencontre œcuménique à Vence

    28 janvier – la libération

    11 février – la promesse et le Royaume

    4 mars (sortie « Triangle »)

    25 mars – la Loi

     

    3e trimestre :

    6 mai – rois et prophètes

    20 mai – l’exil

    3 juin – la promesse et le retour

    17 juin (sortie « Triangle »)